3ème RDV avec maman, où j'apprends qu'elle kiffe son après-vie et découvre pourquoi elle est revenue

14h30 le mercredi 1er avril 2020. Toujours en plein confinement. J'ai rendez-vous avec Nathalie, par téléphone. Et j'ai rendez-vous avec maman aussi, qui ne tarde pas à arriver pour se joindre à la réunion. S'ensuit une séance d'une heure trente au cours de laquelle se mêlent joie, rires, sourires, émotion, révélations, messages et informations en tous genres. Quel cadeau merveilleux et si précieux !

 

Au cours de cette consultation, Nathalie est donc intermédiaire entre le monde invisible dans lequel évolue maman et le monde visible et matériel où j'évolue moi, ainsi que nous tous, êtres humains incarnés vivant une expérience terrestre. Elle s'est, avant de m'appeler, penchée sur les photos que je lui ai transmises afin de se préparer à cet échange. Comme au cours de notre entretien préalable, deux jours plus tôt, maman se manifeste et l'entoure d'une énergie très lumineuse, joyeuse et puissante. Une énergie qui la porte et lui donne un « sourire jusqu'aux oreilles », ce qu'elle me confie puisque je ne la vois pas. Elle me confirme donc d'emblée que maman se sent bien aujourd'hui dans cette nouvelle vie qui est la sienne, là-bas, de l'autre côté du voile. Bien et apaisée.

 

Au-delà de connaître la raison pour laquelle maman était revenue à la vie après son accident, l'autre question qui me taraudait concernait son départ, son passage de la vie à la mort. J'étais en effet curieuse et inquiète aussi de savoir comment elle avait vécu ce moment si singulier, cela d'autant plus qu'elle l'avait vécu seule, dans sa chambre et sur son lit d'hôpital. J'obtiens ma réponse dès le début de la séance. Je précise à ce propos que je n'ai fourni aucunes informations à Nathalie sur les conditions de son décès. Les informations qu'elle me communique proviennent directement de sa connexion avec maman et ce qu'elle réussit à recevoir. Et ce jour là, maman est très généreuse et abondante dans sa transmission, elle transmet volontiers et se veut rassurante à bien des égards.

 

Ce que j'apprends donc, c'est que maman a vécu un calvaire. Son départ a en effet été très difficile, même si elle insiste sur le fait qu'elle est bien aujourd'hui et qu'elle est bel et bien apaisée et passée de l'autre côté. Elle ajoute qu'elle a repris le dessus par rapport aux incohérences qu'elle manifestait au cours de ses dernières semaines, lorsque les mots qu'elle prononçait n'étaient pas ceux qu'elle voulait dire, et les mots qu'elle pensait n'étaient pas ceux qui sortaient de sa bouche. Elle ajoute qu'au moment où elle est partie et qu'elle a quitté son corps, sa maman, ma grand-mère, était à ses côtés. Et que si elle n'a pas compris immédiatement ce qui lui arrivait, passant d'un lit d'hôpital, perfusée et prisonnièe de son corps, à une liberté totale, la prise de conscience a toutefois été rapide.

 

Nathalie me décrit maman telle qu'elle la voit et qu'elle se présente à elle, elle a entre 40 et 50 ans et est vêtue d'une jupe bleue foncé plissée avec de petites fleurs blanches, ainsi qu'un haut blanc « en tricot » (je précise, si besoin, qu'il ne s'agit pas de la tenue qu'elle portait sur la photo transmise à Nathalie). Elle est élégante et belle. Et il se trouve que je l'imagine parfaitement et sans aucun mal puisque c'était l'une des tenues préférées de maman.

 

Au cours de la consultation, maman me remercie d'avoir réussi à lâcher prise et à la laisser partir. La lettre que j'ai écrite et lui ai adressé six mois plus tôt semble donc avoir porté ses fruits, à mon grand soulagement.

 

Quant à sa colère, celle qu'elle vouait corps et âme (et les mots ne sont pas excessifs) à son beau-frère, mon oncle, elle confesse qu'elle y travaille toujours et qu'il faut lui laisser le temps. Comme quoi on a parfois besoin de toute une vie et même plus pour venir à bout de nos parts d'ombre. Bien sûr maman, prends tout le temps dont tu as besoin.

 

Beaucoup d'autres informations me seront communiquées au cours de cet entretien, où j'ai réellement le sentiment de communiquer avec maman. La communication entre elle et Nathalie semble en effet si fluide que je l'imagine aisément, apaisée et épanouie, rattrapant le temps perdu avec sa mère et ses deux sœurs décédées. J'ai presque l'impression d'être en sa présence et de papoter de sujets et d'autres, de nos vies, autour d'un café. Nathalie me parle également d'un chien qui l'entoure. Ce même chien dont me parlait Stéphanie Vétélé en début d'année, ce chien que retrouvera lui aussi papa ?

 

L'autre question à laquelle j'espérais obtenir une réponse concernait la raison du retour de maman à la vie après son accident. La réponse est et sans équivoque : maman est revenue, alors qu'elle aurait parfaitement pu partir à ce moment là, pour papa. Par amour pour papa. Papa qui n'aurait pas supporté de la perdre dans ces conditions et aurait été rongé par la culpabilité. Papa qui « pleure en lui », comme me le confie maman par l'intermédiaire de Nathalie. Papa qui a été une rencontre majeure dans son existence, un homme qu'elle a beaucoup aimé et qu'elle aime encore énormément, qu'elle continue d'entourer de son amour même si elle a tendance à être un peu agacée de le voir continuer à culpabiliser, elle qui est désormais passée à autre chose.

C'est donc par amour qu'elle a décidé de revenir, de s'infliger ces souffrances et ce départ douloureux, ce calvaire qu'elle vient de me raconter.

La consultation s'achève sur cette révélation qui m'emplit de fierté et d'admiration face à la beauté et au courage de cette femme, ma mère.

Rassurée aussi de la savoir véritablement apaisée aujourd'hui, de savoir qu'elle poursuit son chemin, là-bas, dans la lumière, baignant dans l'amour et la joie, ce que j'ai nettement pu ressentir lors de la séance. 

Heureuse enfin, de faire partie d'une si belle lignée de femmes.